Eat my shorts #15

L’Islande sous ses airs austères recèle de merveilles de la nature, majestueux glaciers, puissantes cascades, capricieux volcans comme le Eyjafjöll qui a paralysé l'espace aérien européen en 2010, déserts de sable, mousse ou encore champs de lave. Cette nature inhospitalière procure beaucoup de produits intéressants : eau très pure, schnaps ou infusion de mousse, alcools filtrés dans la lave, savon aux cendres ainsi que tout un tas de produits à base de rhubarbe qui fleurie sans mal sur toute l’île. Nous vous en avons sélectionné trois pour ce Eat my shorts spécial Islande : caramel à la rhubarbe, soda à la rhubarbe et un bitter filtré dans la lave.

 

Rabarbarakaramella - Caramel à la rhubarbe

 

La rhubarbe est très présente et appréciée en Islande. Elle sert à faire de la confiture mais est aussi utilisée dans tout un tas de produits auxquels on n'aurait pas penser pouvoir l'associer comme les bonbons ou encore un intriguant caramel à la rhubarbe trouvé à l'aéroport de Keflavik.

Rabarbara Streisand

Rabarbara Streisand

En plus de proposer une recette intéressante, ce rabarbarakaramella dispose d'un packaging simple mais très réussi qui reprend les deux couleurs de la rhubarbe : vert et rose foncé, tout en imitant la forme d'une tige. Ingénieux car on sait directement à quoi s'attendre et en plus le rose attire l'oeil. Les deux faces de la feuille dans laquelle est roulé le caramel reprennent elles aussi ces tons et sont décorés de motifs feuilles et tiges. Le caramel en lui même est un simple bâtonnet présentant de petites inclusions de rhubarbe.

Rhubarbe à papa

Rhubarbe à papa

Nous vous passerons la composition à base de rjómi, smojör ou autre frostþurrkaður, car si l'on se fie à nos papilles ce caramel est composé à 200% de sucre, voire plus. On reconnaît aisément avoir affaire à un caramel anglais type fudge et non à un caramel marron foncé classique. Malgré l'orgie de sucre, les petits morceaux de rhubarbe ne passent pas totalement inaperçu, ils apportent un petit côté fruité vers la fin et s'accompagnent de l'acidité caractéristique de la plante, heureusement suffisamment faible ici pour être appréciable. Ce caramel rappelle les fameux caramels polonais Krówki tant au niveau du côté très (trop) sucré que de la texture sablée. Cependant ici le cœur n'est pas fondant et la rhubarbe apporte par moment son lot de bouts fibreux.

 

 ★★★☆☆ 

Giraf : Je ne suis pas un grand fan de rhubarbe mais ici la combinaison est vraiment sympathique. La rhubarbe rend le caramel moins monotone en lui apportant un peu de goût et d'acidité. Cette friandise est plutôt bonne mais est extrêmement sucrée, heureusement la barre rapportée ne fait que 20g. A cause de cela ce rabarbarakaramella ne récoltera qu'un jambon d'argent.

 ★★★½☆ 

Kephy : Je dois reconnaître qu'en dehors des petits morceaux qui résistent sous la dent, je n'ai pas senti une quelconque présence de rhubarbe dans ce caramel. Qu'à cela ne tienne, celui-ci est pratiquement aussi bon que les Krówki, ce qui mérite au moins un demi jambon d'or.

Trouvable au Duty Free de l'aéroport de Keflavik, 199 ISK (environ 1€20) le bâtonnet de 20g.

 

Rabarbaradrykkur - Soda à la rhubarbe

 

Pour faire passer le goût sucré du rabarbarakaramella et rester dans le thème de la rhubarbe, nous vous proposons le rabarbaradrykkur, un soda à la rhubarbe d'Islande de la marque Lífraent, sans colorant et utilisant des ingrédients issus de l'agriculture biologique.

Rhubarbe noir le pirate

Rhubarbe noire le pirate

On peut douter au premier abord de la réussite d'un soda aromatisé avec une plante aussi acide, mais le résultat est très agréable à boire. On peut dire que les islandais maitrisent bien cette plante. Cette boisson rose finement pétillante arrive à être ni trop sucrée, ni trop acide (l'acidité n'est perceptible qu'en arrière goût et encore, c'est très léger), tout en conservant un goût de rhubarbe. Au final c'est très rafraichissant même si le goût persiste un  peu trop après.

Rhubarbe drue

Rhubarbe drue

 

 ★★★★☆ 

Giraf : Réussir une boisson bonne et rafraîchissante à base de rhubarbe sans pour autant tomber dans l’excès de sucre est un bel exploit. C'est frais, bon, léger, et mérite amplement un jambon d'or.

 ★★★★☆ 

Kephy : C'est effectivement un plaisir de trouver dans cette boisson le bon goût de la rhubarbe sans en avoir les mauvais côtés. Un belle réussite qui mérite un jambon d'or.

Trouvable dans les magasins Bonus, 198 ISK (environ 1€20) la bouteille de 33cL.

 

Lava Icelandic Bitter

 

Pour finir un petit alcool, et quand on dit petit c'est vraiment le cas puisqu'il s'agit de bouteilles de 5cL. Le genre de souvenirs qu'on achète au duty free pour finir ses dernières pièces.

Attention, bitter n'est pas un verbe

Attention, bitter n'est pas un verbe

La particularité de cet amer est d'être filtré à travers la lave islandaise, comme sa célèbre grande sœur la très bonne vodka Reyka. Cette méthode de filtrage est écologique et très efficace. Par contre, il semble que la lave n'ait pas filtré uniquement les impuretés puisque la totalité des informations sur ce Lava Icelandic Bitter ont disparu. La bouteille est particulièrement avare en infos, l'étiquette, représentant une coulée de lave très jolie au demeurant, n'indique que le degré d'alcool : 20%. Pas de marque, pas de composition, et impossible de savoir plus sur Internet.

Lava moins blanc que blanc

Lava moins blanc que blanc

On ne saura donc pas s'il faut le consommer pur comme Jägermeister ou plutôt en cocktail comme l'Angostura, ou même des deux façons comme le Cynar à l’artichaut. On va donc essayer les deux mais le fait de le vendre en mignonnette dans les aéroports fait penser qu'il faut le boire pur en attendant son avion retardé. L'odeur est dure à cerner, elle rappelle l'amande ou l'Amaretto. Le goût est fort mais pas si amer que ça. C'est assez doux et sucré. Pour la comparaison, Lava est moins amère qu'une bière un peu forte. Cela fait un peu penser à du sirop pour la toux, peut être à cause du côté plante, et rappelle aussi vaguement l'amande amère. C'est sympathique mais sans plus et semble mieux convenir aux cocktails. Dans la bière, le résultat est mitigé car le côté sucré qu'il apporte colle assez mal et il adoucit trop l'amertume, un comble pour un bitter.

 

 ★★½☆☆ 

Giraf : Pur, ce bitter est bon mais n'aura vraiment pas ma préférence à l'apéro ou comme digestif. Dans les cocktails il s'en sortira sûrement mieux, à condition de trouver une bonne recette, ce qui est plus du domaine de Kephy que du mien. Ce bitter assez quelconque ne mérite du coup guère plus d'un demi jambon d'argent.

 ★★½☆☆ 

Kephy : Mon estomac n'étant pas suffisamment accroché pour encaisser un cocktail dans l'immédiat, je me suis contenté de goûter ce bitter pur, et si le goût est plutôt agréable, rappelant des sirops pour la toux, il manque de complexité pour se rendre indispensable en cocktail. Il pourra tout de même apporter un petit plus à des mélanges pas trop chargés en goût. C'est au final plutôt le côté visuel de cette boisson qui prêche en sa faveur, lui permettant d'obtenir un demi jambon d'argent.

Trouvable au Duty Free de l'aéroport de Keflavik, 399 ISK (environ 2€45) la bouteille de 5cL.

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